Ecrire, ou se pardonner d’être imparfait

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Cela vous arrive-t-il de vous sentir nul(le) après avoir créé quelque chose ? Par exemple, vous venez d’écrire un paragraphe, en essayant de transcrire avec justesse les images qui prennent vie dans votre esprit, et en le relisant vous trouvez cela mauvais ?  Ou bien lorsque vous êtes fier de vous, mais que le résultat escompté n’arrive pas. Vous avez donné le meilleur de vous même et les retours sont négatifs… Outch.
Cela vaut pour le travail, l’écriture, ou même les blogs. Ce doute, cette déception qui envahit votre esprit, vous blesse le cœur et tue votre créativité. C’est presque une pensée automatique. Je n’en suis moi-même pas débarrassée, elle finit toujours par revenir de temps en temps. Le principal est d’arriver à la faire déguerpir en vitesse sans qu’elle ne vous affecte trop. Je souhaite de tout cœur que cet article un peu différent, plus axé psycho/philo, vous aidera à relâcher la pression et à retrouver l’essentiel. 

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Prendre du recul sur son travail

Peu importe ce que vous ferez dans votre vie, il y aura toujours des gens pour vous critiquer. Votre travail plaira à certaines personnes, quand d’autres y seront insensible. Cela fait partie du jeu de la création. Même les plus grands de ce monde ne font pas l’unanimité dans leur art. Je vais énoncer une généralité : on ne peut pas plaire à tout le monde. Et si on suit cette logique, alors on ne peut pas déplaire à tout le monde non plus. Vous voyez où je veux en venir ? Bien sûr qu’il est plus facile de voir que le verre est à moitié vide, plutôt qu’à moitié plein. Comme il est plus facile pour le cerveau de retenir le négatif au lieu du positif. Parfois j’écris des phrases que je n’aime pas du tout. Et au lieu de voir toutes les autres phrases qui m’ont plu, je bloque sur celles qui sont ratées. C’est à cet instant que la petite voix revient sournoisement me murmurer : tu es nulle.
Dans ces cas là, je fais une pause, juste pour repousser le négatif de mon esprit, sinon je n’arrive pas à avancer. En tout cas pas avec un bon état d’esprit. Je souffle, je bois un thé, je regarde une vidéo Youtube, parfois je parcours tous vos gentils messages, je relis mon journal de bord et je me dis que contre ces quelques mauvaises phrases il y en a de nombreuses dont je suis fière. Ensuite je reprends l’écriture.
Il faut  apprendre à se pardonner d’être imparfait. Ce que vous écrirez ne sera pas toujours bon, ne sera pas toujours aussi beau que ce que vous aviez en tête, mais vous aurez accompli quelque chose. Si la démarche de vous entraîner afin de vous améliorer est bonne, celle de vous faire du mal en vous focalisant sur vos échecs ne l’est pas.  Pensez à tout ce que vous avez fait, soyez fier(e) de ça ♥.

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Le premier jet est un premier brouillon

Le but n’est pas de produire quelque chose de parfait. La perfection telle qu’on l’imagine n’existe pas. En tout cas, je n’y crois pas. Le réel objectif à mon sens, est d’être satisfait de ce que vous avez créé, d’en être fier(e). Peut-être que dans trois semaines vous changerez d’avis en vous disant que vous pouvez faire encore mieux, et c’est fort possible puisque l’on peut toujours faire mieux, mais la quête de la perfection doit avoir une limite. Sinon vous allez passer votre temps à travailler et retravailler vos premières lignes, votre premier chapitre et vous n’avancerez jamais.
Que va-t-il se passer ensuite? Et bien, il y a de fortes chances que vous soyez découragé car votre projet stagnera, et comme vous demeurerez en plus insatisfait de vos écrits, vous finirez par changer de projet pour un autre (où il risque de se passer la même chose) ou d’abandonner totalement…  Ce serait dommage d’avoir une image biaisée de vous et votre travail à cause de cela. Concentrez-vous sur le fait de finir votre premier jet.  Ce n’est qu’un premier brouillon et vous en écrirez d’autres. Tant pis si la fin de votre chapitre ne correspond pas exactement à ce que vous vouliez. L’idée générale est posée, vous l’améliorerez durant les phases de corrections. Pour le moment, écrivez, faites vivre votre histoire et vos personnages et surtout… Faites-vous plaisir !

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Entretenir sa créativité en évitant les pensées négatives

Vous avez commencé à écrire car vous aviez quelque chose à créer, à dire, à partager : faites-le ! Tant pis si ce n’est pas parfait. Oui, ce sera souvent mieux dans votre tête que sur le papier et il faut l’accepter.  Est-ce que c’est grave ? Non. La personne qui vous lira s’appropriera votre travail de toute façon. Votre lecteur va peut-être même imaginer vos descriptions différemment de vous. Ce qui compte c’est que vous alliez au bout de votre projet pour qu’il prenne vie. Qu’une connexion se crée entre le lecteur et l’histoire, qu’elle transmette des messages, des émotions et peu importe quoi d’autre encore.
La recherche de la perfection est un mirage. Je ne suis pas parfaite, mes écrits ne le seront jamais. Et dans un autre domaine, mon compte instagram et mon blog ne le seront jamais non plus. Pourtant, si j’arrive à toucher ne serait-ce qu’une seule personne avec mon travail, alors je suis la plus heureuse du monde. C’est cela que j’aime par-dessus tout. C’est cela qui me pousse et me fait avancer. ♥

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Cet article est un peu différent des autres j’en conviens. Il s’agit plus là d’une réflexion que j’avais très envie de partager avec vous.  N’hésitez pas à me donner votre avis sur le sujet :). J’espère que ça vous aura plu !

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45 réflexions au sujet de « Ecrire, ou se pardonner d’être imparfait »

  1. Passez des heures à écrire un chapitre et pouf ! Tout supprimer. Je suis une pro pour ça. Compliqué d’être satisfait de son travail et ça vaut dans la vie de tous les jours. Durant mon stage cette année, mon patron m’a dit qu’il fallait que j’arrive à me mettre dans la tête que la plupart des gens ne feraient pas le dixième de ce que je fais. Je crois que c’est une pensée à avoir aussi. La plupart des gens ne tentent rien. Bien moins sont ceux qui donnent des conseils et ceux agissent se comptent sur les doigts de la main.
    Je pense aussi qu’il ne faut pas avoir peur d’abandonner un projet : que ce soit pour un certain temps ou pour toujours. La réflexion mise dans ce projet qui n’aboutira peut-être jamais pourra être utilisée pour un autre (et pourquoi pas par quelqu’un d’autre d’ailleurs)
    J’aime bien ta façon d’écrire les articles. Quand tu dis que tu te focalises sur les les phrases que tu n’aimes pas plutôt que sur les bonnes, ça me fait penser à plein de choses et je ne peux pas m’empêcher de le mettre en corrélation avec le monde du travail (surtout en France et dans les boites traditionnelles et anciennes) où un manager aura plutôt tendance à dire qu’il faut s’améliorer sur les points négatifs, les corriger, plutôt qu’à encourager le développement des points forts des employés.
    En tout cas, sache que j’aime bien ce que tu fais. Et le titre de cet article… je suis super fan ^^

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    • Merci pour ce beau commentaire et retour ! En effet j’essaye de donner des conseils qui peuvent s’appliquer dans tous les domaines de la vie. Je suis ravie que tu l’ai vu et que mes articles te plaisent. Tu as raison de dire que parfois il vaut mieux abandonner certains projets. Lorsque cela ne nous convient plus il ne faut pas insister je pense, cela peut nous causer plus de frustrations qu’autre chose 😄

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  2. J’aime tes mots, ils sont doux, ils sont bienveillants et ils sont vrais. Je n’écris pas moi-même, mais je travaille comme lectrice-correctrice de texte et je trouve que tu pointes quelque chose de très important: le 1er jet n’est qu’un brouillon.
    Souvent, les apprentis auteurs s’imaginent que le 1er jet va être parfait. C’est de la naïveté.
    Souvent, d’autres pensent que le 1er jet doit être parfait. C’est une pression et un frein à leur talent pourtant réel.
    L’art littéraire, autant que la peinture ou d’autres formes, se mature avec le temps, ce temps qu’il faut prendre pour relire, barrer, arranger, améliorer, effacer, compléter pour enfin être satisfait.
    Ecrire, c’est 10% du travail, relire fait le reste. Si on ne trouve pas le mot juste aujourd’hui, il viendra demain. Les mots sont une chose malléable avec lesquels jouer, il ne faut pas perdre la notion de plaisir, comme tu dis.
    Il faut se montrer exigeant mais pas TROP exigeant, c’est là la clé.

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  3. Piouh le « tu es nulle » revient à chaque fois et du coup voilà ça stagne, ça s’arrête … Et pourtant l’idée est toujours là dans un coin de ma tête mais ….. Je dois prendre sur moi ! Autant je vois le positif dès que ça touche les autres mais dès qu’il s’agit de moi c’est l’effet contraire.

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  4. Très bon article qui fait du bien ! C’est vrai qu’on est parfois/souvent trop dur avec soi-même, nous sommes nos pires juges et il faut être bienveillant avec soi-même et se dire, comme tu le dis si bien, que la perfection n’existe pas. Je suis auteure et je sais ce que ça fait de buter sur une phrase qui ne va pas ou de se relire en trouvant finalement que la phrase si belle, si parfaite que l’on avait écrite quelques jours plus tôt n’est pas si top que ça ! C’est rassurant de se dire que je ne suis pas la seule dans ce cas 🙂

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    • Oh oui nous sommes nombreux dans ce cas et cela permet de se déculpabiliser de se dire que nous ressentons tous ce genre de chose au moins une fois 🙂 et se dire que nous ne seront jamais parfaits nous enlève un poids sur les épaules je trouve ! Merci beaucoup ❤️

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  5. Le titre de cet article est en soi un petit chef d’oeuvre et dit l’essentiel. Quant au texte, il est indispensable à tout jeune auteur: pour écrire, il faut commencer par faire preuve de bienveillance envers soi-même (il y a aussi des moments où il faut savoir être impitoyable, mais ce n’est pas ton propos ici 😉 )

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    • Merci beaucoup, ton commentaire me fait vraiment plaisir 🙏🏻.
      Je pense en effet qu’il faut de la bienveillance pour commencer. Et ensuite, il faudra utiliser cette capacité de jugement , mais seulement durant les moments opportuns (je pense aux corrections notamment 😃)

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  6. Salut Book’s Anatomy,
    Je viens de créer un blog et je me demandais comment tu avais fait pour réussir à rassembler toute cette communauté qui te suit tous les jours.
    PS: tu le mérites vraiment tes articles sont supers! ❤

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  7. Tu as tout à fait raison, j’essaie au maximum de lâcher la quête de la perfection sinon je n’avance à rien. Je préfère écrire un article que je juge moyen sur mon blog, laisser ma trace, communiquer ce que je veux plutôt que de ne rien faire et le regretter par la suite.
    Il est bon de se rappeler que n’importe quel écrivain craint la page blanche. Suivre son instinct est d’après la clé, c’est un guide qui ne trompe pas, laissons nous porter par notre Essence intérieure, fuyons nos démons!!

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    • Très beau commentaire, merci !! Je te rejoins tout à fait sur ce que tu dis. Il faut enlever ce poids de la « perfection » qui pèse sur nos épaules ! Vivons en légèreté ! Créons et prenons du plaisir à écrire, c’est cela qui compte 😀

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  8. Super article ! Récemment, j’ai commencé à écrire un petit truc mais j’ai eu du mal à être satisfaite et puis après, je me suis rendue compte que c’était pas si mal et là j’ai eu envie de continuer. Ce que tu dis est vraiment vrai, merci pour cet optimisme !

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  9. Ah ça m’est arrivé dernièrement ! J’avais écris toute une saison d’une saga que j’avais en tête. Sur le moment j’étais plutôt fière de moi. Bien sûr, je n’en étais pas à mon premier jet, j’avais fait des corrections. J’ai eu l’idée de le publier sur Wattpad et là je sais pas pourquoi, je me suis soudain sentie mise à nu et j’ai trouvé mon histoire nulle. Donc j’ai dépublié. Et dans le même temps j’ai abandonné l’idée de retravailler mon histoire et d’en écrire la suite dont j’avais pourtant la trame en tête. Après avoir lu ton article je me dis que j’ai eu tort de réagir ainsi. Il faudrait donc que je m’y remette car j’écris avant tout pour mon plaisir. En revanche, je crois que je ne me fais pas encore assez confiance pour publier mon histoire aux yeux des autres.
    Voilà mon avis. Merci pour cet article !

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    • Merci !! Je pense que ta réaction était totalement normale ! Je suis incapable de publier mes histoires sur internet pour la même raison que toi… Avec nos écrits on se livre totalement, et comme tu le dis si bien, on se met à nue devant des inconnues. Pas facile !
      Exactement, le plaisir avant tout. Si ton histoire te plaisait et que tu prenais du plaisir à l’imaginer et à l’écrire, continue la 😀 Juste pour toi, sans penser aux autres…
      Un grand merci à toi pour avoir partagé ton expérience !

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